Le qi, traduit par « énergie » « souffles »… Gong, le travail par des exercices physiques du corps.

le Qi que j’aime appeler le mouvement de la vie est partout et s’observe à travers les sens.
Le mouvement de la vie se comprend par des exercices du corps et par la respiration.
Nous étudierons les Wu Dang Qi Gong, le Zhi Neng Qi Gong et les étirements des méridiens dans la vision de la médecine chinoise. Les concepts seront expliqués et intégrés par la pratique.

Les méditations seront adaptées en fonction des problématiques de chacun.e. Elles peuvent se faire debout, assis ou allongé, être complétées par des auto-massages et des échauffements articulaires.

Les cours se composeront également des méthodes auxiliaires des pratiques citées précédemment et nous ferons des expériences avec le Qi. Ressentir des mouvements qui se déploient et se condensent. Inspirer et expirer.

Nous allons découvrir nos capacités à créer des nouvelles perspectives d’être sans chercher à évoluer, ni à travailler sur soi. La guérison ou la possibilité de déployer son potentiel d’être humain arrive quand on arrête de se mettre la pression, de s’attacher à ses pensées, à sa personnalité et donc à ses croyances.

Le lâcher prise, s’est aussi une manière de se prendre avec ses émotions, d’apprendre à les transformer. La première étape consiste à contempler, à observer (ce que l’on nomme la conscience), sans jugement et sans reproche.

 La deuxième étape, respirer et pratiquer en cherchant la détente. Le mental au service de son corps.


Voici le poème de la méthode du docteur Pang  He Ming. Sa femme, Madame Zhu Cheng a oeuvré à ses côtés.

  • dǐng tiān lì dì 顶天立地 : La tête fusionne dans le ciel, les pieds fusionnent dans la terre.

  • xíng sōng yì chōng 形松意充 : Le corps détendu, la pure conscience s’ouvre et s’agrandit.

  • wài jìng nèi jìng 外敬内静 : Soyez respectueux, silencieux à l’intérieur

  • xīn chéng mào gōng 心澄貌恭 : La pure conscience est claire, L’apparence humble.

  • yī niàn bù qǐ 一念不起 : Le mental vide.

  • shén zhù tài kōng 神注太空 : La pure conscience s’ouvre dans l’espace infini

  • shén yì zhào tǐ 神意照体 : La pure conscience illumine l’intérieur du corps

  • zhōu shēn róng róng 周身融融 : Tout le corps uni avec le qi.


Le dialogue du silence – École de la respiration, tome 5
Itsuo Tsuda

« Ce qui importe, c’est de vivre pleinement, chaque instant de ma vie, en accord avec moi-même, ce qui veut dire que j’avance quand je veux avancer, je m’assieds quand je veux m’asseoir. Que les démissionnaires, ceux qui ne font pas ce qu’ils veulent faire et qui font ce qu’ils ne veulent pas faire, aillent ailleurs chercher leurs consolateurs.
La vie se présente comme une suite de fluctuations : hauts et bas, faim, soif, sommeil, réveil, envie de travailler, envie de se reposer, etc. Quand on commence à sentir que derrière ces fluctuations il y a quelque chose d’immuable, on cesse d’en être perturbé. »



L’oeuvre complète de Tchouang-tseu
Tchouang-tseu


« Au commencement il y avait le néant, le néant n’avais pas de nom. De là se reproduit l’un ; il y eut l’un sans avoir de forme matérielle. Les êtres en naquirent : c’est ce qu’on appelle la vertu. Dans ce qui n’avait pas de forme, il y eut une distribution d’où s’ensuivit un mouvement perpétuel qui a pour nom Destin. Au cours de ses transformations sont nés les êtres. A son achèvement, l’être créé possède un corps organisé. Ce corps préserve l’âme. L’âme et le corps sont soumis à leurs lois propres. C’est ce qu’on appelle la nature innée. Qui perfectionne sa nature fait retour à sa vertu originelle. Qui atteint à sa vertu primitive s’identifie avec l’origine de l’univers et par elle avec le vide. Le vide est grandeur. Il est pareil à l’oiseau qui chante spontanément et s’identifie avec l’univers. C’est lorsqu’il s’identifie parfaitement avec l’univers qu’il apparaît ignorant et obscur. Il atteint à la vertu profonde et s’abîme dans l’harmonie universelle »